AVANT-PROPOS

 

 

 

 

 

            "Le Hasard Programmé, le miracle scientifique du Qoran" (1) a permis de mettre en évidence l’importance des travaux menés sur le phénomène numérique dans le Qoran. La naissance d’une science aussi nouvelle qu’inattendue était établie.

 

Avec "Science pour l'Heure", il est désormais clair que ces travaux, repris dans l’ordre, approfondis et développés, sont de nature à révolutionner l’histoire des sciences. En effet, ce nouveau livre ne s’arrête pas à l’exposé d’observations numériques certes irréfutables. Au-delà, il révèle un savoir qui s’impose à tout esprit doué de raison.

 

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Depuis longtemps, des Musulmans ont attiré l’attention sur le fait qu’il existe dans le Qoran une dimension numérique.

 

            Dans les années 70, grâce à l’apport de l’informatique, des chercheurs ont montré l’existence du phénomène. Leurs travaux se bornèrent cependant à quelques observations isolées.

 

            Seulement voilà, on publia trop rapidement les résultats insuffisants de ces recherches, sans respecter l’usage en matière scientifique, à savoir l’établissement des faits de manière irréfutable.

 

Le Docteur Rashad Khalifa fut le premier à attirer l’attention sur le phénomène numérique dans le Qoran. Il présenta une liste de vingt-trois éléments numériques. Il fut assassiné en 1990 après avoir prétendu être prophète. Le prédicateur Ahmed Didat reprit et propagea ces travaux, avant que leur validité scientifique ne soit mise en cause. En effet certains énoncés étaient erronés, d’autres ne présentaient pas la rigueur requise en matière scientifique. De plus, l’ensemble n’était pas cohérent et ne dégageait aucun sens particulier. Enfin, ces travaux ne bénéficièrent d’aucune reconnaissance académique.

               

            Ainsi exposé au débat public, le sujet fut soumis à la controverse de non-spécialistes, qui le sortirent de son traitement purement scientifique pour celui de la dialectique. Certains théologiens se prononcèrent contre la poursuite de ces recherches, prétextant qu’elles encourageaient les dérives en tout genre.

 

            Dans ce contexte, il importait de replacer le sujet dans son cadre scientifique, en validant ce qui est scientifique et vérifiable, et en écartant ce qui ne l’est pas.

               

            Les résultats des travaux exposés dans ce livre suffisent dès lors à montrer que les premières recherches sur le sujet n’étaient en fait qu’une simple ébauche. Au lecteur d’en juger.

 

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Si les travaux présentés dans cet ouvrage se sont logiquement effectués à partir de l’arabe, langue du Qoran, la première publication a été faite en français, avant d’être traduite en arabe. Aussi incroyable que cela puisse paraître de prime abord, on verra dans cette étude que le choix du français n’est nullement fortuit.

 

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Parallèlement à l’exposé de ces travaux, le lecteur, et particulièrement le linguiste, trouvera dans ce livre des traductions de versets qoraniques qui présentent un caractère résolument inédit, les distinguant de toute autre traduction du Qoran réalisée en langue française.

 

En effet, à ce jour, les traductions du Qoran, dans leur majorité, ne reflètent pas le texte qoranique tel qu’il est (de façon littérale), mais plutôt et surtout les récits et les commentaires recueillis dans les ouvrages d’exégèse qoranique (التفسير).

 

Les traductions présentées dans cet ouvrage sont le fruit d’un travail méthodique et approfondi basé sur l’étude du sens exact des mots et de leur étymologie, à la recherche de l’équivalence la plus littérale qui soit  des mots arabes et français. D’autre part, les temps de conjugaison des verbes ont été respectés dans leur majorité.

 

La recherche approfondie, notamment sur le plan étymologique, de la signification des mots a quelquefois permis de retrouver le sens oublié de certains mots, un oubli résultant de l’usage courant et naturellement restrictif qui en fut fait au fil des âges. Une compréhension plus juste de certains versets du Qoran a ainsi été rendue possible, résultant du souci initial de transmettre le plus exactement possible le sens de ces versets en langue française.

 

Ainsi, même si aucune traduction ne peut prétendre reproduire parfaitement la langue d’origine, la différence qui résulte de cette méthode de traduction ne saurait échapper au lecteur bilingue, qui aura à maintes reprises l’impression de suivre mot à mot le texte arabe du Qoran.

 

En raison de ce souci permanent de rigueur et d’exactitude, les traductions effectuées ont pu se faire, quelquefois, au détriment de l’expression ou du style.

Aussi le lecteur qui s’interrogerait sur la traduction de tel mot ou de telle expression est invité à consulter les dictionnaires étymologiques et ceux des synonymes.  

 

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D’autre part, au cours de cette étude, le lecteur bilingue sera fort étonné de constater que pour de nombreux mots, il existe entre les deux langues des correspondances tout à la fois phonétiques et sémantiques. Celles-ci sont d’autant plus frappantes qu’elles ne résultent pas d’emprunts directs entre les deux langues.

 

Ainsi le bilingue voyagera tout au long du livre dans une dimension translinguistique franco-arabe, avec une rigueur scientifique inégalée en la matière (2).

 

A propos de langue, étymologiquement, "arabe" (i’râb) et "français" (franc) ont la même définition, à savoir "parler ouvertement, en toute clarté, sans artifice ni réticence" (3). On a ici une équivalence sémantique totale : arabe (i’râb) = français (franc).


 

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[1] Farid Gabteni, "Le Hasard Programmé, le miracle scientifique du Qoran" (الصَدفة المنظمة ، الإعجاز العددي في القرآن فريد قبطني ، أحمد حجاج أول ،), 1ère édition : La VI, Paris, 1997 – 2ème édition : La VI, Paris, 1998 - 3ème édition : CIRS, Paris, 1999.
[2] En voir quelques exemples en annexe page 175.
[3] "Le Petit Robert", dans "franc", p. 967, Paris, 1996 (français) ; et arabe : "Liçân el-’arab, لسان العرب", dans "الإِعـْرَا ب", p. 588, éd. Dar Sadir, 3° éd., Beyrouth, 1994.

Le Soleil se lève à l'Occident - Science pour l'Heure, Farid Gabteni
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