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Les cétacés tels que les baleines, les dauphins et les marsouins, font face à des menaces croissantes causées par le changement climatique, d’après un rapport publié par WWF et la Société de conservation de la baleine et du dauphin. Le rapport, intitulé «Les baleines dans l’eau chaude?» examine l’impact sur les cétacés:
- des changements de la température de la mer,
- de la salinité déclinante en raison de la fonte de la glace et de l’augmentation des précipitations,
- de l’augmentation du niveau de la mer,
- de la disparition des habitats des glaces polaires,
- du déclin des populations de krills dans des zones clés. Le krill est un petit animal marin qui dépend de la glace de mer et constitue la principale source de nourriture pour nombre de grandes baleines.
Les conséquences les plus prononcées du changement climatique s’observent actuellement en Arctique et en Antarctique. Selon le rapport, il est probable que les cétacés qui dépendent des eaux glacées, polaires, pour leur habitat et leurs ressources alimentaires, tels que les bélugas, les narvals et les baleines boréales, subissent sévèrement la réduction de la couverture de glace de mer. De surcroît, à mesure que la couverture de glace diminue, l’on assistera à un accroissement des activités telles que le transport commercial par bateaux, l’exploration minière, des gisements de gaz et de pétrole, ainsi que les activités militaires dans les zones auparavant préservées de l’Arctique. Cela s’accompagnera d’un risque accru de pollution pétrolière et chimique, de perturbations acoustiques aggravées et d’un plus grand nombre de collisions entre baleines et bateaux, indique le principal auteur du rapport, Wendy Elliott, du Programme Global des Espèces de WWF.
D’autres conséquences projetées du changement climatique listées dans le rapport sont l’acidification des océans à mesure qu’ils absorbent des quantités croissantes de CO2, une sensibilité accrue des cétacés aux maladies, ainsi qu’une réduction de la réussite reproductive, et des taux de survie.
WWF appelle les gouvernements à réduire de moitié au moins les émissions globales de CO2 d’ici le milieu du siècle. Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) montre qu’il est possible de stopper le réchauffement climatique à condition que les émissions commencent à décliner avant 2015. |